• La mononucléose, une maladie très grave, dans certains cas.

    Nous avons tous appris que le numéro 1 mondial, Roger Federer a été victime d'une mononucléose. Certaines personnes ne pensent pas du tout qu'il a attrapé cette maladie. Et que c'est juste pour se trouver des excuses à cause des résulats moyens du début de l'année, la demi-finale à l'Open d'Australie et le premier tour à Dubai. " Elles disent Federer n'aurait pas pu jouer au tennis car ceux qui sont atteint d'une mononucléose non plus de force et doivent dormir 15 heures par jour, regardez Justine Hénin et Mario Ancic, ils ne pouvaient plus jouer au tennis pendant des mois ". Avant de parler SVP, informez-vous sur la maladie, il y a différent symptome et différent degré de contamination, c'est pas tout ou rien. Lisez mon article pour que vous compreniez :

                       
     

     

     

    La mononucléose infectieuse (MNI) est une infection généralement bénigne, provoquée par le virus d'Rpstein-Barr (EBV), qui appartient à la même famille virale que ceux de l'herpès.

    Cette affection fréquente se caractérise par une leucocytose lympho-plasmo-monocytaire et une réaction sérologique de Paul et Bunnell positive.

    Les différents synonymes pour cette maladie sont : adénolymphoïdite aiguë bénigne, angine monocytaire, lymphoblastose bénigne, monocytose aiguë, maladie du baiser et maladie des amoureux.

    Transmission

    Elle se transmet par la salive, d'où son nom de maladie du baiser ou des amoureux. 20% des adultes sont porteurs du virus dans leur salive. Elle peut aussi se transmettre, exceptionnellement, par transfusion sanguine. En général, la contamination se produit dans l’enfance ou au moment de l’adolescence. On estime que 80 % des adultes sont porteurs du virus EBV et 20 à 30 % sont excréteurs asymptomatiques du virus.

    Chez les jeunes enfants, mais aussi chez les adultes, la mononucléose peut se transmettre par des « échanges de bisous », par les postillons et par les jouets qui passent de bouche en bouche. Des études ont montré qu'on peut retrouver des anticorps contre le virus d'Epstein-Barr, chez environ la moitié des enfants de 4 à 5 ans. Ces enfants ont donc bien été infectés mais sans symptômes remarquables et sont immunisés.

    Or, avec le développement général de l'hygiène dans les pays développés, le taux de jeunes enfants infectés et immunisés a tendance à diminuer, en revanche le taux de primo-infection va en augmentant chez les adolescents et les jeunes adultes (10-25 ans), avec des conséquences différentes.

    En fait, une fois entré dans l’organisme, le virus se loge dans les ganglions où il demeure toute la vie sous forme silencieuse, sans donner de récidive. Les personnes infectées par le virus peuvent néanmoins contaminer, car elles peuvent produire du virus dans leur salive (excréteurs asymptomatiques). Les risques de contamination ne sont généralement que de courte durée .

     

    Symptômes

    La maladie se caractérise par la grande variabilité de sa symptomatologie et de sa gravité. Elle est en général assez bénigne. Le début est souvent insidieux : les premiers jours le sujet se plaint de malaises, d'anorexie, de légères céphalées, de frissons avec fébricules un peu comme dans une infection grippale. Chez les adolescents et les jeunes adultes, l'infection par le virus Epstein-Barr s'accompagne d'une altération importante de l'état général : fièvre qui n'a rien de caractéristique, ni au point de vue de son élévation (38 - 40°C), ni de son évolution pendant le jour (rémittente ou continue, elle finit par descendre en lyse), grande fatigue, perte d'appétit, ganglions gonflés au cou surtout, aux aisselles et à l’aine mais indolores, angine rouge, bilatérale, symétrique, non-ulcéreuse et non-hémorragique, difficultés à garder le sommeil plus de 2-3 h, douleurs musculaires, maux de têtes, troubles respiratoires liés à l’hypertrophie de ganglions, et même grossissement de la rate et jaunisse, des atteintes méningées, nerveuses ou cardiaques ou des réactions auto-immunes....

    Il existe aussi souvent une éruptions qui se localise au tronc et à la racine des jambes et des bras. Cette éruption est parfois spontanée mais le plus souvent déclenchée par la prise d'ampicilline (antibiotique souvent prescrit en cas d’angine). Il ne s’agit pas d’une réelle allergie à cet antibiotique mais d’une réaction spécifique dans le cas de l’infection à EBV.

     

    Diagnostic

    Le diagnostic est basé sur des signes cliniques et des modifications de la formule sanguine (augmentation des lymphocytes et surtout présence de cellules caractéristiques dites de la MNI), il est donc nécessaire d'effectuer un bilan sanguin et de rechercher les anticorps spécifiques contre le virus avec des tests sérologiques.

    Le premier test réalisé est le MNItest qui est sensible et qui permet de détecter de façon large les personnes récemment contaminées (il est positif dans 80 % des cas en cas d’infection récente). Ce test produit dans 3 % des cas des faux positifs (test positif alors qu’il n’y a pas d’infection). Ce premier test doit être complété par un test de confirmation :

    • recherche d’anticorps type Igm anti VCA en cas d’infection récente ;
    • recherche d’anticorps IgG EBV-VCA et IgG EBNA en cas d’infection plus ancienne.

    Ces tests sont essentiellement indiqués pour la surveillance de réactivation du virus chez des sujets aux défenses immunitaires affaiblies.

     

    Complications

    Les principaux organes qui peuvent être touchés par le virus Epstein-Barr sont : le cerveau (encéphalite,méningite), cœur (myocardite), poumon (pneunomie), rein (néphrite)… Lorsqu’elles sont prises en charge correctement, ces complications sont de bons pronostics et régressent en quelques jours. Dans certains cas rarissimes et associés à d'autres facteurs (génétiques, environnementaux) ce virus peut être cancérogène.

    En phase aiguë de l’infection, la rupture de rate est également une complication rare mais très classique de cette maladie. La mononucléose infectieuse est parfois responsable de complications sanguines : anémie (rare) par destruction accélérée des globules rouges (on parle d’anémie hémolytique), purpura thrombocytopénique (diminution du nombre de plaquettes responsable d’une anomalie de coagulation du sang et de petites taches rouges ou violacées sur le corps), cryglobulinémie.

    Très rarement, le virus d'Epstein-Barr peut être responsable d’un syndrome d’activation des macrophages : certaines cellules (macrophages) détruisent en partie les cellules de la moelle osseuse et sont responsables de la baisse de toutes les lignées de cellules sanguines (globules rouges, blancs et plaquettes).

    La mononucléose infectieuse peut également évoluer de façon chronique (syndrome de fatigue chronique). Outre cette fatigue constamment présente, on peut noter des douleurs (maux de tête, douleurs de gorge, douleurs musculaires ou articulaires), des troubles neurologiques et psychologiques (troubles visuels, troubles de la mémoire, irritabilité excessive, trouble de concentration, dépression, une fièvre prolongée à 37,5 – 38,5°C, un amaigrissement modéré, des ganglions douloureux.

    Le virus EBV est également associé à un risque plus élevé d’apparition de certains cancers : cancers du nasopharynx et lymphomes (lymphomes de Burkitt ou à cellules B). Ces cancers sont très rares dans la population, mais sont plus souvent retrouvés chez les personnes porteuses du virus EBV que chez les autres.

    En cas de complications des examens supplémentaires sont indispensables : test sanguins (test de Coobs pour rechercher une destruction des globules rouges, tests hépatiques pour apprécier la fonction du foie),myélogramme pour l’étude des cellules de la moelle osseuse, biopsie d’un ganglion en cas de doute sur le diagnostic.

     

    Traitement et convalescence

    La mononucléose infectieuse est une maladie bénigne, mais elle est suivie d'une longue convalescence. Il n'y a pas lieu d'isoler le malade. Aucun antibiotique n'influence le cours de la maladie. Si la symptomatologie est agressive, on peut faire régresser les manifestations (haute température, hépatite, ictère hémolytique ou complications nerveuses) par un bref traitement à la prednidsone (5 à 10 jours).

    Il n'existe pas de traitement spécifique, mais on peut prendre des antalgiques mis à part l'aspirine (déconseillée dans le cas d'infections virales pour les enfants de moins de 16 ans car elle peut provoquer le syndrome de Reye, affection rare mais souvent mortelle). Pour contrôler la fièvre, qui peut dépasser les 39°, et soulager les douleurs, le repos s'impose, mais s'il y a un risque de complications (fièvre persistante, atteinte hépatique) une hospitalisation peut être envisagée.

    En cas de surinfection de l’angine par un stretocoque, le recours aux antibiotiques sera nécessaire, mais en évitant les dérivés de la pénicilline (ampicilline), car ceux-ci peuvent provoquer une éruption cutanée et augmenter les symptômes de la maladie.

    Lors de formes compliquées avec hépatite ou anémie importante, une corticothérapie peut être proposée pendant 10 jours.

    La maladie dure, en général, de deux à quatre semaines, mais la fatigue générale (asthénie), les adénopathies  peuvent persister parfois durant des mois. Des remontants pourront être pris.

    Pendant la convalescence, les efforts physiques sont à éviter, car il y a un risque de rupture de la rate mais un séjour prolongé à la mer ou à la montagne est conseillé.

    Source :  http://rafaelnadalbest.doomby.com/pages/la-mononucleose-une-maladie-tres-grave-dans-certains-cas.html
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