• Médecines et Préventions : Yeux secs : les solutions pour les protéger

    Sécheresse oculaire : pourquoi ai-je les yeux secs ?
     
    Nos yeux ne sont pas faits pour rester constamment exposés à l’air. Ils ont donc besoin d’une protection. « Celle-ci est fournie par le film lacrymal, dont le rôle ne se limite pas à humidifier la surface de l’œil », précise le Pr Baudoin. Il participe également à la défense contre les corps étrangers (voilà pourquoi on pleure quand on a une poussière dans l’œil), les infections, les agressions qui mettent en jeu le système immunitaire. Pas étonnant qu’on soit gêné quand ce film protecteur devient moins efficace ! Mais ne croyez pas qu’il s’agisse forcément d’un problème d’insuffisance de larmes.
     
    Le manque de larmes s’observe parfois lors de la prise de certains médicaments (antidépresseurs, Roaccutane® contre l’acné…). Mais aussi souvent au cours d’une maladie d’origine auto-immune (syndrome de Gougerot-Sjögren) ou encore après dix ou quinze ans de port de lentilles de contact, en raison des produits d’entretien. 
    Ce déficit de larmes entraîne plutôt des rougeurs, des envies fréquentes de fermer les yeux, des sensations de grain de sable. Mais à la ménopause, période où ce souci survient fréquemment, c’est aussi la moins bonne qualité du film lacrymal qui est en cause. On ressent alors plutôt des brûlures, des sensations de picotements, de démangeaisons.
     
    Une sécheresse oculaire peut aussi s’installer au détour d’une chirurgie de la myopie. Ou après une conjonctivite infectieuse qui a perturbé le système de défense du film lacrymal. La gêne est alors temporaire.
     
    Plus ennuyeuses sont les sécheresses causées par des conjonctivites allergiques à répétition ou des anomalies des paupières. Une couperose à ce niveau entraîne des perturbations glandulaires qui modifient la qualité des larmes. Ce qui explique la présence des petits amas blancs (mucus) au coin de l’œil le matin quand cela s’évacue mal (voir encadré ci-dessus). Des signes qu’il est important de signaler au médecin, car le traitement dépend de la cause de la sécheresse. Des tests permettent de préciser le type et l’ampleur de ces perturbations, ressenties de façon très variable selon les personnes.
     
    >> A découvrir aussi : Décollement de rétine : quand y penser ?
     
    Sécheresse oculaire : sérum physiologique ou gel lubrifiant ?
    En cas d’insuffisance, on conseille de mettre plusieurs fois par jour des gouttes de sérum physiologique ou de larmes artificielles. « Mais aucune ne remplace complètement les vraies larmes, car il leur manque la lubrification », prévient notre spécialiste. C’est pourquoi se sont développés des produits renfermant, en plus, des gels lubrifiants. Peu importe la marque, du moment que le produit ne contient pas de conservateur, ce qui est toujours le cas avec les flacons unidoses. Mais il existe aussi quelques flacons plus faciles à manipuler, et surtout moins chers (demandez conseil à votre pharmacien).
     
    Lorsque l’inflammation touche les petites glandes des paupières, des massages peuvent être conseillés. Quant aux compléments alimentaires qui contiennent des oméga-3, vantés pour lutter contre ce problème, aucun n’a fait la preuve de son efficacité. Mais il semble bien qu’ils améliorent la qualité des larmes, et certaines personnes s’en trouvent mieux. On peut donc essayer. Si ces compléments ont un effet bénéfique, celui-ci se manifeste au bout de trois mois.
     
    Dans tous les cas, méfiez-vous des environnements agressifs : climatisation, chauffage, poussière, vent, pollution, ambiances enfumées irritent d’autant plus les yeux qu’ils sont asséchés. N’hésitez donc pas à mettre des gouttes avant de sortir et à porter des lunettes .
     
    Des antibiotiques pour éliminer le mucus
     
    Lorsqu’elles s’évacuent mal, les graisses du film lacrymal finissent par constituer un réservoir de germes. D’où l’idée de prescrire des antibiotiques. Mais ici, ces médicaments sont plus utilisés pour ramollir la composante huileuse des larmes, donc faciliter leur évacuation, que pour des raisons anti-infectieuses. C’est pourquoi ils sont délivrés à petites doses, par voie locale ou générale, parfois avec des gouttes contenant des anti-inflammatoires. Des traitements qu’on ne peut toutefois prendre longtemps, contrairement aux larmes artificielles. Et qui nécessitent la consultation d’un ophtalmologiste.
     
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